Outbuster Le Cinéma à la demande

Outbuster le Cinéma à la demande. Voilà une plate-forme qui sait ce qu’elle veut. Créée par un ancien de MyTf1 VOD, Outbuster est une plate-forme qui se focalise sur des films introuvables nulle part ailleurs. En partenariat avec SensCritique, Outbuster a les moyens de plaire à de très nombreux amoureux du 7ème Art. Présentation et rencontre avec son fondateur. 

Le Cinéma est finalement à l’honneur du numérique ! Après le récent lancement de Vodd (voir notre article), c’est également sur Outbuster qu’il faudra désormais compter. Le fonctionnement sera certes bien différent, mais on pourra y trouver également du contenu vraiment intéressant.

Outbuster le Cinéma à la demande

Outbuster ne sera donc pas une simple plate-forme de VOD/SVOD mais plus un service de « Cinéma à la demande », puisque toutes les œuvres qui seront mises en ligne seront des films qui « n’arrivent jamais dans vos salles pour de mauvaises raisons: des acteurs pas assez bankables, des scénars barrés ou trop originaux, des origines de production trop exotiques« . Dès lors, Outbuster veut offrir à ces films un canal de diffusion qui n’ont pas encore trouvé de moyens légaux de diffusion. On aime !! Au moins avec ce type de concept, la Chronologie des médias n’aura pas son mot à dire puisque ces films ne sont pas sortis en salle. Créée avec l’aide de Kaemo, qui fournit des solutions de E-commerce de VOD, Outbuster peut aller loin.

Outbuster: des films inédits pour 3€ seulement

Le concept est alors très prometteur. En effet, en plus de permettre à ses utilisateurs de découvrir de nouveaux films et de nouveaux talents, Outbuster propose de reproduire l’expérience d’une salle de cinéma mais en ligne. Tous les mercredis, la plate-forme proposera une sélections de films accessibles à la séance – 3€ pour 48 heures – ou via un abonnement mensuel d’un montant de 9€. Je vous vois venir: « mais c’est plus cher que Netflix ? » Oui, peut-être mais Netflix joue sur un autre terrain, ou c’est plutôt Outbuster qui se démarque pour le coup, en proposant uniquement des films inédits.

Outbuster est donc pertinent pour plusieurs raisons:

  • il permet la diffusion de films qui ont pu passer à la trappe;
  • il crée un canal légal de diffusion de ces films, introuvables ailleurs que sur des sites pirates;
  • il vient surprendre le marché avec une offre innovante.

Outbuster prix
TopStreaming souhaite bonne chance à Outbuster pour ce projet qui, nous l’espérons, peut rencontrer un public curieux. Le lancement officiel de la plate-forme se tiendra le 15 juin prochain et nous avons hâte de la tester en profondeur. En attendant, nous avons pu interroger Etienne Metras qui a pu se rendre disponible pour répondre à nos questions sur son service. Il nous en dit beaucoup plus !

Outbuster le Cinéma à la demande: interview avec son fondateur

TopStreaming: On sent dès l’entrée sur le site que nous n’arrivons pas sur une plate-forme de VOD/SVOD classique, mais bien à un service consacré aux cinéphiles. Comment vous est-venu l’idée d’Outbuster ? 

Etienne Metras: Effectivement OUTBUSTER n’est pas une plateforme de VOD/SVOD classique ! La raison principale étant que nous ne proposerons que des films dont ce sera la première diffusion, contrairement à toutes les autres plateformes positionnées essentiellement sur de la seconde diffusion (après les salles) voire beaucoup plus pour les offres de SVOD (après la vidéo et la TV). Des plateformes qui par ailleurs proposent bien souvent les mêmes titres…

OUTBUSTER est donc davantage un portail de cinéma à la demande que de vidéo à la demande.

Quant à l’idée, elle vient du simple constat qu’aujourd’hui il existe une quantité pléthorique de bons films qui ne trouvent plus de place sur les réseaux traditionnels de diffusion (salles/vidéo/TV) alors qu’il y a un public qui veut les voir. Il suffit de faire un tour sur IMDB ou SensCritique pour se rendre compte qu’il y a beaucoup de films très bien notés qui ne sont disponibles nulle part, sauf parfois en qualité déplorables et sans sous-titres français sur les réseaux pirates. Sur tous ces films se manifestent des envies aujourd’hui frustrées auxquelles OUTBUSTER veut répondre.
NB : je n’aime pas tellement le terme de cinéphile car il suppose une expertise dont vous n’aurez pas besoin pour apprécier la programmation d’OUTBUSTER. Je lui préfère celui de cinéphage, notre public n’a pas d’a priori : il regarde des films dés qu’il le peut !

TS: Outbuster promet de proposer de réelles pépites et des films introuvables. N’avez vous pas peur de ne pas rencontrer un public aussi curieux ? Comment allez vous cibler vos utilisateurs ? 

E.M: Mais le public des films que nous allons chercher existe déjà ! Il se trouve dans les communautés connectées, sur les réseaux sociaux, et il ne demande qu’à s’étendre…Si les films qu’ils apprécient et dont ils parlent sont introuvables, c’est souvent pour de mauvaises raisons. Ce n’est pas parce qu’ils sont médiocres ou qu’ils s’adressent à un public restreint, c’est simplement qu’il n’existe pas aujourd’hui de réseaux adaptés, ou suffisamment de distributeurs couillus, pour diffuser des films qui sortent du tryptique : blocks US, comédies FR, auteurs prestigieux. Vous en voyez beaucoup des films japonais, mexicains ou danois dans vos salles ? Pourtant ces pays produisent du très bon cinéma populaire…Et aucun cinéphage connecté n’est dupe de cette réalité. Nous allons donc chercher notre premier public dans ces communautés connectées et notamment chez SensCritique, notre partenaire, qui est la communauté N°1 sur le cinéma en France !

TS: Pouvez-vous décrire les différentes offres que proposera Outbuster ? 

E.M: OUTBUSTER s’articule autour de 2 axes principaux : reproduire l’expérience des salles en digital, remettre l’audience au cœur de la programmation. Sur le premier axe, cela se traduira essentiellement par un retour à un jour de sortie hebdo (le mercredi, ce n’est pas sur ce sujet que nous allons être originales), un accès aux films à la séance ou via un abonnement mensuel et une très forte sélectivité des contenus. Sur le second axe, la programmation de notre cinéma est issue exclusivement de recommandations sur les réseaux connectés. Nous voulons par ailleurs impliquer nos futurs membres par la mise en place d’un comité de programmation auxquels ils pourront participer directement…Nous aurons j’espère l’occasion d’en reparler !

T.S: Un consommateur souhaite investir en moyenne moins de 10 € par mois pour visionner des films sur internet. Pourquoi choisir Outbuster plutôt que Netflix ? 

E.M: Ce ne sont pas des offres concurrentes ! C’est comme comparer le cinéma et la TV. Après, et comme toujours, les contenus et l’exclusivité feront la différence.

Si vous voulez voir des films inédits, que vous ne verrez nulle part ailleurs, recommandés par des proches (et pas par un algorithme qui décide que tu ne verras plus que des films avec des acteurs moustachus depuis que tu as vu 2 fois un film avec Chuck Norris), vous saurez où aller !

T.S: Pourquoi ne pas avoir choisi exclusivement le système de l’abonnement ? 

Je vous ramène à une question précédente : vous accédez à vos films en salles à la séance ou via un abonnement, ce sera pareil sur OUTBUSTER…Par ailleurs notre audience première est constituée des cinéphages mais la curiosité et les envies de découvertes cinématographiques se manifestent aussi chez des gens qui regardent moins souvent des films et ne sont pas intéressés par l’illimité. Juste des gens qui veulent de temps en temps voir un film sans un mec en collant ou avec Daniel Auteuil, des gens qui veulent découvrir de temps en temps des films dont on ne leur a pas rebattu les oreilles dans les medias. Ma mère en est un très bon exemple !

T.S: Quelle est la prochaine étape pour Outbuster ? 

E.M: La version cible d’OUTBUSTER n’existe pas encore. La prochaine étape après ce lancement en beta est donc le lancement officiel en septembre ! Le développement passera ensuite par des fonctionnalités sociales innovantes et l’internationalisation du service (la frustration que le public français peut ressentir devant la proposition des réseaux traditionnels existent partout ailleurs). Mais avant tout ça, il va nous falloir trouver de l’argent !

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